Vidanger votre corps pour éviter les médicaments, c’est possible ?

Vidanger votre corps pour éviter les médicaments, c’est possible ?

Récemment j’ai fait la rencontre de plusieurs personnes qui n’avaient jamais pris un seul médicament de leur vie. Même pas un paracétamol ou une aspirine pour soulager un mal de tête ou faire baisser la fièvre.

Ils ont grandi ainsi sans produits chimiques. Leurs parents ou grands-parents leur ont tout simplement appris à se soigner différemment.

Personnellement, je n’ai pas grandi de la sorte. Mes parents m’ont éduqué à coups de médicaments pour les maux de ventre ou par l’usage d’anti-inflammatoires lorsque j’avais mal quelque part.

Jamais rien de très fort, mais c’était leur réflexe santé qu’ils m’ont transmis pensant bien faire.

Bien sûr, j’ai aussi eu droit à des remèdes vieux comme le monde comme un cataplasme à la farine de moutarde pour dégager les bronches en cas de bronchite.

Aujourd’hui, je cherche à tout prix à éviter de prendre des médicaments.

Avec toutes les études néfastes sur les effets catastrophiques sur notre santé, il faut dire que j’ai de bonnes raisons de vivre sans.

Je suis d’ailleurs convaincu que cette simple mesure est salvatrice et peut éviter bien des soucis.

Bien sûr, il faut garder son bon sens. Si vous êtes sous traitement, il n’est absolument pas question de tout arrêter du jour au lendemain. Je vous suggère de trouver un thérapeute qui vous accompagnera vers une approche plus naturelle.

Mais pour vivre sans médicament, il faut changer ses habitudes et adopter de nouveaux réflexes.

Comme nettoyer son organisme.

C’est au minimum ce que nous faisons tous chaque année pour notre voiture : nous la vidangeons et nous lui donnons l’essence qui convienne à son moteur.

Pour votre corps c’est pareil : il faut le désencrasser et lui apporter la nourriture saine et adaptée à ses besoins.

Votre corps est-il une voiture mal vidangée ?

Pour y parvenir, vous n’avez absolument pas besoin de miser sur les médicaments chimiques.

La médecine naturelle a bien plus à vous offrir pour entretenir et résoudre certains maux à la source.

Je vous suggère alors de fonctionner par saisons.

Un peu comme lorsque vous passez des pneus hiver aux pneus été. Vous parez votre voiture des meilleures roues en tenant compte des mois de l’année. Vous le faites par sécurité afin de prévenir un accident.

Faites-en de même avec votre corps. La prévention reste la clé d’une bonne santé.

Et si les signaux d’alerte sont déjà manifestes : soigner le plus tôt possible sans se dire que « ça va passer » ou que ça ira mieux demain.

Un traitement précoce est souvent la solution à des problèmes beaucoup plus graves auxquels on n’a pas laissé le temps de se développer.

Avant tout : éliminer pour éviter la panne technique

Lorsque notre corps nous envoie des signaux d’alarme sous la forme de symptômes ou malaises divers, cela signifie avant tout que notre organisme est surchargé et qu’il est temps de faire un brin de ménage interne.

La naturopathie considère qu’à l’origine de toute maladie, il existe une saturation de nos liquides internes.

Ces derniers représentent les déchets que le foie n’a pas été en mesure de métaboliser complètement.

Voilà pourquoi vous devez favoriser une élimination des toxines par les intestins et les reins.

Voici mes 6 conseils pour y parvenir :

1. Réduisez la quantité d’aliments ingérés, la suralimentation impliquant un surcroît de travail pour le foie, la vésicule biliaire et les intestins.

2. Stimulez vos émonctoires. Il s’agit de vos organes qui favorisent l’élimination (foie, les intestins, les reins – les voies respiratoires et la peau) à l’aide de tisanes ou extraits à base de boldo, de bourdaine (en cas de constipation), d’artichaut, de radis noir, d’orthosiphon et de sureau, par exemple.

3. Envisagez un jeûne de courte durée (un jour ou deux) est le moyen le plus rapide de nettoyer son organisme. Cette cure simple peut être pratiquée régulièrement sans danger. Il est conseillé de prendre une purgation la veille (par exemple à l’aide de chlorure de magnésium pris à raison d’un quart de litre au coucher, à renouveler le lendemain matin si nécessaire). La reprise alimentaire se fait en buvant beaucoup d’eau et en ne consommant que de la soupe de légumes (sans pommes de terre) ou des purées préparées à partir des mêmes légumes le premier jour. N’hésitez pas à lire mes lettres si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet.

4. Pensez aux graines germées à faire pousser soi-même (L’Alfalfa, blé et épeautre du Nord, l’avoine, le tournesol. Elles sont faciles à obtenir même si vous n’avez pas de jardin. 

5. Faites des bains chauds dits « à température montante ». Une fois dans votre bain, vous faites couler de l’eau chaude de sorte à faire progressivement monter la température de l’eau, autant que vous pouvez le supporter, c’est-à-dire jusqu’à ce que la transpiration se déclenche au niveau de la tête. Cette hyperthermie provoquée permet à l’organisme de se désintoxiquer en favorisant l’élimination des toxines, en activant la circulation et les défenses immunitaires. L’idéal est de pratiquer ce type de bain en y adjoignant de la poudre d’algues aux vertus multiples. Particulièrement efficace quand vous sentez que vous couvez quelque chose.

6. N’oubliez pas l’importance d’un peu d’exercice pratiqué régulièrement, même s’il reste modéré. Une bonne oxygénation est indispensable au maintien de bonnes défenses immunitaires.

Comment le magnésium peut vous aider à soulager bien des maux courants

Incontournable dans ma pharmacie, j’ai toujours à portée de main un peu de magnésium.

Facile à préparer, simple à prendre, peu coûteux, il est un vieux remède oublié qui pris au début de malaise, peut éviter des problèmes plus graves [1]

Et ne craignez pas ses effets laxatifs. Cette réaction est tout à fait normale. En général, elle survient pour soulager un dysfonctionnement dans votre organisme.

Plusieurs études ont démontré que plus on est malade, plus cette réaction tarde [2].

Par exemple, si vous avez 39° de fièvre, il vous faudra peut-être attendre trois jours pour la voir apparaître, en dépit de prises fréquentes.

À la suite de quoi, vous constaterez une nette amélioration de votre état.

Cependant, il se peut que la simple prise d’un verre par jour suffise à provoquer cet effet laxatif. Là encore, pas de problème. Il suffit de diminuer légèrement la dose : un demi-verre de la solution peut suffire et parfois moins.

À l’inverse, il est intéressant de constater que, chez des personnes souffrant de colite chronique, aussi bien que chez les constipés, la prise régulière et de longue durée finit par réguler la situation [3].

Comment le préparer ?

Rien de plus simple : diluez le contenu d’un sachet de 20 g ou une cuillerée à soupe de cristaux de la forme fossile dans un litre d’eau : votre solution est dès lors utilisable et se conserve très bien.

Inutile de la mettre au frais.

Quelle posologie suivre ?

Elle va dépendre de plusieurs critères.

Pour les adultes et enfants au-dessus de 10 ans : un verre contenant 20 grammes de la solution 1 à 6 fois par jour, selon le cas.

1.En prévention durant les périodes difficiles (hiver, stress intense, changement de saison) pour éviter une fatigue, une épidémie de grippe ou autre, vous pouvez prendre un verre au coucher.

2. En cas de maladie aiguë (fièvre, mal de gorge, toute infection) : débutez par quelques doses rapprochées à quatre heures d’intervalle (même la nuit). Puis dès amélioration toutes les six heures pendant quarante-huit heures. Enfin, passez à toutes les douze heures (selon votre état).

Terminez par un verre au coucher pendant une semaine, pour restaurer un bon état immunitaire.

3. En cas de troubles bénins sans fièvre : un verre suffit une ou deux fois par jour pendant quelques jours. Pensez à toujours poursuivre quelque temps après la disparition de tous les symptômes.

Comme vous le constatez, ce traitement est simple, non contraignant (on peut l’emmener au travail, en voyage, etc.).

La plupart du temps, il vous permettra de ne pas tomber malade, ou en tout cas de continuer d’aller travailler en dépit d’un mal de gorge ou d’une rhino-pharyngite.

Il peut très bien être associé à un traitement homéopathique, allopathique ou autre, si vous le désirez.

Surtout n’hésitez pas à diminuer les doses en cas de dérangement intestinal prolongé, car là n’est pas le but poursuivi.

Si cette réaction est normale et souvent bienfaisante en début de traitement, il n’est pas nécessaire de l’entretenir.

Il s’agit avant tout de nourrir les cellules afin d’augmenter leur résistance à l’infection.

Y a-t-il des contre-indications au chlorure de magnésium ?

Ni le Professeur Delbet, ni le Docteur Neveu (pionniers des usages du magnésium) pas plus que leurs successeurs n’ont jamais constaté d’intolérance ni de réaction négative au traitement par la solution de chlorure de magnésium qui doit, rappelons-le, être considérée non comme un médicament, mais comme un complément alimentaire [4].

Comme l’exprime le Docteur Neveu : « La crainte d’occasionner une néphrite ne doit pas empêcher l’emploi du chlorure de magnésium. Je n’en ai pas observé sur les très nombreux malades à qui j’ai fait suivre le traitement magnésien. »

De même dans le cas d’hypertension, aucune aggravation n’a jamais été constatée.

Cependant par mesure de sécurité, il est préférable de s’abstenir de ce traitement en cas de néphrite sérieuse, d’insuffisance rénale grave ou d’hypertension artérielle.

Ainsi que dans tous les cas où le sel est déconseillé. Il en est de même si vous souffrez d’hémophilie, en raison de son action sur la coagulation sanguine.

Outre le magnésium, ma pharmacie naturelle comporte bien d’autres ingrédients naturels.

Huiles essentielles, vinaigres médicinaux, propolis ou encore bicarbonate de sodium.

J’ai au fil des années appris à me servir de ces produits que nous offre la nature pour éviter les médicaments chimiques.

Au cours des prochains mois, je ne manquerai pas de vous partager mes réflexes santé. Ceux que j’ai appris auprès de naturopathes, de médecins adeptes des médecines douces ou encore de phytothérapeutes.

N’hésitez pas à me partager vos remèdes maisons en commentaires. Ceux que vous appliquez pour vous soulager et traiter votre famille. Je suis certain que vous avez, vous aussi vos recettes santé, celles transmises de génération en génération.

Bien à vous,

Eric Müller

P.S. : ce texte a été rédigé avec l’aide précieuse de Marie-France Müller, docteur en psychologie et naturopathie. Auteure de l’ouvrage,  Le chlorure de magnésium, Marie-France Müller, Éditions Jouvence

Sources:

[1] Le chlorure de magnésium, Marie-France Müller, Éditions Jouvence

[2] Magnesium Oxide in Constipation, nutrients MDPI

[3] Le magnésium, minéral incontournable ? Enquête auprès des patients de l’officine pour obtenir Le Diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie par Jennifer ROTH

[4] Politique préventive du cancer, Pierre Delbet, Éditions La Vie Claire.

Bibliographie : 

  1. Politique préventive du cancer, Pierre Delbet,  ditions La Vie Claire, 1964.
  2. La polio vaincue, Docteur Neveu, éditions La Vie Claire.
  3. Traitement cytophylactique des maladies infectieuses par le chlorure de magnésium, La poliomyélite, Docteur Neveu, Librairie Le François, 1959.
  4. Le chlorure de magnésium dans l’élevage, Docteur Neveu, Librairie Le François.
  5. Tous les espoirs de guérir, Jean Palaiseul, Éditions Robert Laffont, 1970.
  6. Le chlorure de magnésium, Marie-France Müller, Éditions Jouvence

Crédits : © mi_viri – Shutterstock.com

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Bretin
5 mois il y a

Je me pose cette question :Pourquoi ne pas prendre plutôt le sulfate de magnésium moins délétère que le chlorure ?