Jeûner = mourir ?

Alors que nous savons que nos apports nutritionnels sont essentiels pour notre santé, il semble complètement aberrant d’arrêter de s’alimenter.

Pourtant, de plus en plus de témoignages vantent les mérites du jeûne. Certains y voient un moyen d’amorcer une perte de poids, d’autres de purifier leur organisme ou encore y cherchent des bienfaits thérapeutiques.

Il existe d’ailleurs beaucoup de cliniques de jeûne dans le monde, qui obtiennent de nombreuses rémissions ou guérissons en cas de maladies chroniques difficilement guérissables. C’est le cas en Allemagne avec les méthodes du docteur Buchinger (5 000 patients par an), en Russie, celles du professeur Nikolajev ou encore aux États-Unis avec celles du docteur Shelton[1].

Malgré les nombreuses données scientifiques bénéfiques pour notre santé, jeûner reste une pratique très limitée. Pour beaucoup, elle s’inscrit dans la catégorie d’un « faux régime » restrictif, nocif pour notre santé.

Alors qu’en est-il vraiment ?

Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai décidé de faire un jeûne et je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle expérience de vie !

Que se passe-t-il dans votre corps
lorsque vous jeûnez ?

Prendre la décision de cesser de s’alimenter peut faire peur. Surtout à votre entourage qui ne comprend pas forcément votre démarche. Lorsque j’ai effectué mon premier jeûne, mes proches étaient inquiets. Il faut dire que me voir boire de l’eau et des tisanes toute la journée, sans rien avaler de solide, ça n’a rien de rassurant.

La plupart souhaitaient que je cesse au plus vite. Ils craignaient que je sois carencé, pire encore que j’affaiblisse mon organisme au point que mon cœur s’arrête de battre !

Ainsi, ma première difficulté a été de faire comprendre ma démarche et d’expliquer comment notre corps s’adapte à une telle abstinence.

La première chose à savoir est que vous ne risquez pas de tomber en inanition (épuisement par défaut de nourriture) au bout de quelques heures, ni de quelques jours. Car votre corps possède une grande capacité d’adaptation qui va mettre en place des voies de substitution pour pallier à l’absence de nourriture. Il va notamment passer par 3 phases métaboliques afin de toujours vous donner l’énergie dont vous avez besoin [2].

Phase 1 : la perte de glucose

Le glucose est un élément essentiel à votre corps pour fonctionner. Habituellement, il provient des sucres rapides (fruits) et surtout des sucres lents (céréales, féculents). Vos réserves stockées sous forme de glycogène dans le foie sont cependant très limitées. Ainsi, au bout de 24 heures, elles seront épuisées étant principalement utilisées par votre système nerveux [3]. Lorsque votre organisme n’a plus de glycogène à disposition, votre glycémie (taux de sucre dans le sang) baisse. Votre cerveau envoie alors un signal « d’alarme » pour remédier à ce manque. Le corps va aussitôt se mettre à libérer des hormones (cortisone et adrénaline) pour restaurer un bon taux de glycémie. Il ouvre donc des voies de secours.

Phase 2 : la fonte protéique et musculaire

Au-delà de 24 heures, la majorité de vos cellules et organes vont puiser dans vos réserves de graisses situées dans le tissu adipeux. Chez un adulte de poids moyen, cela représente environ 10 kg. Vos stocks diminuent à raison de 300 grammes par jour. Mais ne confondez pas masse graisseuse et kilos sur la balance. Il est très difficile d’estimer la perte de poids durant un jeûne. Cela va dépendre de plusieurs facteurs tels que votre métabolisme de base, votre masse musculaire ou encore de votre IMC de départ. De plus, cette phase ne dure pas éternellement. 

C’est également à ce moment-là que chez les personnes en surpoids, certaines valeurs biologiques se normalisent : taux de LDL-cholestérol et triglycérides. À l’inverse, vos tissus glucodépendants (qui ne peuvent se passer de glucose), vont trouver le sucre dont ils ont besoin en mettant en place une voie métabolique annexe : la néoglucogenèse. Il s’agit d’utiliser vos acides gras (réserves de graisses) et vos acides aminés issus des protéines pour produire le carburant nécessaire à leur fonctionnement. Ce sont alors vos muscles qui vont être rudement mis à contribution. Cependant, pas d’inquiétude à avoir : cela vous permet de recycler les protéines usées.  

Phase 3 : la production de corps cétoniques

Au bout de 5 jours, votre corps cesse de puiser dans ses réserves de protéines. Il va donc changer sa tactique et mettre en route une nouvelle voie métabolique : la cétogenèse. Votre foie et vos reins vont ainsi produire des corps cétoniques (acétone, acide acétylacétique et acide bêta-hydroxybutyrique) à partir des acides gras. Vos muscles sont ainsi préservés. Ces corps cétoniques vont constituer un substitut au glucose alors absent pour nourrir le cerveau. Ils agissent comme des puissants stimulants augmentant la vigilance. Associés avec la production des hormones stimulantes (cortisol, adrénaline et endorphine) commencées plusieurs jours auparavant, ils constituent une sorte de cocktail euphorisant. Durant cette phase vous ressentez comme un apaisement et une sérénité intense.

Connaître votre limite à ne pas dépasser

Si jeûner une dizaine de jours peut faire du bien à votre organisme, il ne faut pas vous laisser « tromper » par la phase cétonique. La durée maximale d’un jeûne dépend de plusieurs facteurs dont vos réserves de lipides.

Ainsi, une personne de corpulence moyenne ne devra pas jeûner plus de 40 jours au risque de mourir ! Alors qu’une personne obèse pourra tenir 100 jours ou plus.

En effet, le plus long jeûne, sous contrôle médical, est de 382 jours. Soit plus d’un an. C’est un Écossais souffrant d’obésité morbide qui détient ce record incroyable, passant de 207 à 82 kg.

À l’inverse, une personne maigre ne doit pas faire plus de 7 jours (voir 5 dans certains cas). Ses réserves ne lui permettant pas de tenir plus longtemps.

Je vous déconseille fortement quelles que soient vos réserves de graisse de vous lancer seul dans un long jeûne. Faites-vous suivre sérieusement et n’hésitez pas à stopper plus tôt que prévu si nécessaire.

Autre point important : jeûner ne doit pas se faire sans les connaissances nécessaires. Le vrai danger réside dans la mise en circulation d’un maximum de toxines dans votre organisme. Si elles sont trop importantes, les organes d’éliminations (foie, reins) peuvent se bloquer et vous risquez un choc toxique.

Pour ma part, j’ai opté pour un jeûne de 7 jours. Cela m’a permis d’expérimenter toutes les phases et de laisser mon corps mettre en place les voies de substitution.

Les premières 48 heures, j’ai bu du jus de fruits bio très dilué dans de l’eau ou un bouillon de légumes afin de freiner l’élimination des toxines. Je vous conseille donc de faire de même pour accompagner votre corps en douceur. De plus, c’est un bon moyen pour éviter les « crises thérapeutiques » provoquées par un excès de déchets azotés (urée, acide urique, ammoniaque) telles que des migraines, des nausées, des crises de gouttes ou encore des coliques néphrétiques.

Jeûner détériore-t-il votre capital santé ?

En réalité c’est tout l’inverse : un jeûne bien fait à de multiples bienfaits sur votre organisme. Et n‘allez pas croire que cette pratique est réservée aux personnes en surpoids ! Certes, un amaigrissement est tout à fait normal en jeûnant, mais ce n’est pas le but recherché.

D’après le Docteur Heinz Fahrner, « le jeûne est la stimulation la plus puissante des forces d’auto-guérison de l’être humain ».

En effet, les effets observés scientifiquement sont nombreux [4] [5]:

  • Réparations cellulaires et moléculaires,
  • Amélioration de la circulation sanguine,
  • Perte de poids,
  • Normalisation du taux d’insuline,
  • Régression des dépôts d’artériosclérose,
  • Réduction des brûlures d’estomac et de gastrites,
  • Diminution de certaines inflammations chroniques (allergies),
  • Lutte contre la fatigue chronique,
  • ·Ou encore baisse des facteurs de risque de développer Alzheimer. 

Dans mon prochain article, je vous expliquerai comment réussir votre jeûne sans risquer de mettre votre santé en danger. Vous y découvrirez :

  • les erreurs classiques à ne pas commettre,
  • les phases essentielles à bien suivre,
  • mes conseils pour vivre sereinement votre période de jeûne,
  • ou encore comment optimiser ses bienfaits.

Bien à vous,

Eric Müller





Consulter les sources :

Sources :

[1] Le jeûne, Gisbert Böling

[2] Évaluation de l’efficacité de la pratique du jeûne comme pratique à visée préventive ou thérapeutique, rapport de l’inserm, janvier 2014.

[3] Docteur Laurence Plumey, médecin. Nutritionniste

[4] L’art de jeûner, Dr Françoise Wilhelmi de Toledo

[5] Ornish D.L., Scherwitz et al (2001), «Intensive Lifestyle Changes for reveal of Coronary heart Disease, JAMA

Crédits : © Standret-shutterstock.com


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Mynou
3 mois il y a

Bonjour,
N’y avait-il pas une deuxième lettre reliée à la première ?
Je l’ai vu passer mais je ne la retrouve plus !
Pourriez-vous me la renvoyer, je vous prie sur mon adresse e-mail suivante :
mcastelain@hotmail.com
Je vous en remercie vivement, et j’ai bien envie de me lancer dans vos conseils et de m’attendre à de bons résultats.
Cordialement.
Myriam C

Lucien Mazerolle
4 mois il y a

merci beaucoup Claude pour ces bonne information et de les partager,très aprésier.

Labévière
4 mois il y a

Eric bon-jour.

Oui, le jeune à bien des avantages. Merci pour cet article.

En 2011 est sorti en France un documentaire absolument passionnant sur une notion et une possibilité que peu de gens connaissent ou peuvent imaginer quant-à nos possibilités de vivre. De vivre en se nourrissant de nourriture non-solides.

Ce documentaire s’appelle « Lumiere », de Peter Arthur Straubinger, produit par « Jupiter film.com ».

Je t’encourage à prendre 1h30 de ton temps pour en découvrir le contenu(…), si toutefois tu ne l’a déjà vu!

70% des intervenants sont des scientiphique pour la plupart septiques, et on le serait à moins(!), pour finir « médusés » par la réalité des possibles.

La bande annonce facilement visible.
Le docu est exceptionnel d’ouverture.

Rien à voir avec le jeûne, si ce n’est dans la pratique de ne rien ingérer pendant un temps.

Ce documentaire m’a donner, de part l’info qu’il révèle, une nouvelle orientation au sens que je pouvais donner à la Vie, rien de moins!

J’ai organisé dans le 04 sa diffusion dans 2 cinés d’art er d’essai en 2011. Magistral échos.

J’aime manger!
Je me nourris aussi de savoirs et de connaissances!

Au plaisir de te lire à ce sujet!

Vive la Vie.
Sans muselière, et dans la Joie!

Arnaud Labévière

Philippe Chardavoine
4 mois il y a

Bonjour Eric , c’est Philippe , 
Pourquoi dis-tu : 
‘’ Phase 2 : … Au-delà de 24 heures, la majorité de vos cellules et organes vont puiser dans vos réserves de graisses … ‘’
et ensuite dis-tu : 
‘’ Phase 3 : … Il va donc changer sa tactique … à partir des acides gras … ‘’ 
Parce que graisses et acide gras c’est bien la même chose , non ? , ou j’ai raté un épisode ? 
Merci d’éclairer ma lanterne . 
Cordialement …
Philippe

KABA
4 mois il y a

très très enrichissant excellent j’ai beaucoup aimé je suis impatient de lire la deuxième partie

ZUBIATE- Marcelle
4 mois il y a

Je trouve votre article excellent. Mon mari et moi avons fait notre premier jeûne il y a 4 ans. c’était une réussite total. Nous étions inquiet au départ, les deux premiers jours étaient les plus dures, nous avions toujours froid nous nous sentions fatigués nous pensions souvent à manger.. le 3ème jour, nous étions dans une forme olympique, beaucoup d’énergie et ce jusqu’à la fin du jeune c’est à dire 8 jours. J’étais accros au chocolat dans des quantités astronomique avant , mon organisme n’en réclamait plus du tout après ce jeune, je ne peux que dire c’était une magnifique expérience ! Ce qui est très important c’est de bien se renseigner avant.
Marcelle Zubiate

Concepcion DIAZ-
4 mois il y a

Bonjour

une information interressante et don on ignore souvent les détails, merci

DEFAY jordan
4 mois il y a

Bonjour, aujourd’hui nous savons que le jeûne sec additionné à une préparation telle que le lavage colonique, une alimentation saine, bio et équilibrée, une descente alimentaire avant le jeûne, une cure comme le charbon actif avant le jeûne pour detoxifier au maximum l’organisme. J’avoue ne pas considérer vos deux premiers jours de jeûne étant donné que vous avez bu des jus de fruits, cela n’aide pas vraiment l’organisme au contraire c’est l’assister et ne pas croire entièrement en lui. L’intelligence du corps dépasse les peurs du mental. De plus le jeûne hydrique peut avoir une tendance à trop solliciter les reins car l’eau de l’extérieur vient perturber l’équilibre isotonique du plasma sanguin, ce qui met les reins en surcharge de travail. Pendant un jeûne sec le corps utilse l’eau métabolique autrement appelée endogène. Dans le processus de neoglucogenese le corps récupère un peu plus de 100g d’eau pour 100g de lipide. Pour finir on entend souvent dire qu’un jour de jeûne sec équivaut à trois jours de jeûne hydrique.

Toure Badr
4 mois il y a

Bonjour Eric.
D’emblée ce commentaire est un rell plaisir pour moi.
Je m’appelle Toure Badr et je suis ivoirien résidant au Maroc précisément à Oujda.
Depuis un sacré bout de temps, sur les réseaux sociaux, je regarde et écoute ça et là des vidéos et des audios relatifs aux biens faits du jeûne.
Cependant nous qui observons le jeûne musulman, constatons d’autres effets plus bénéfiques notamment spirituel…
Le jeûne musulman consistant à ne pas manger et boire (confondus) depuis avant la prière de l’aube et ce jusqu’à celle du crépuscule, est de multiples dimensions :

  • AU PLAN CORPOREL:

_ Il nous permet de connaître les effets de la disette.
_ Il nous permet de maîtriser les caprices de la gourmandise.
_ Il nous permet de nous abstenir de la médisance.
_ Il nous permet la maîtrise du désir sexuel intense.
_ Il nous inculque la patience et l’endurance.
AU PLAN SPIRITUEL:
_ Il est l’une des voies d’expiation du péché.
_ Il est à la fois l’une des voies de doléance et de glorification divine.
_ Il demeure un éducateur irréversible pour l’espèce humaine.
_ En somme il est susceptible de rapprocher la créature au créateur car un corps sain gérer par une âme éduquée par les préceptes de l’omniscient et omnipotent créateur, est non seulement exaucer, mais aussi demeure à l’égard de ses semblables une lumière à suivre.
Donc en plus de tout ce que la médecine peut noter dans le cadre du jeûne, je vous invite à considérer ce que je viens d’énumérer ci-dessus.
En fin pour clôre ce chapitre, je dis que relativement à ses nombreux biens faits, le jeûne est excellent pour le corps humain.
Sur ce je vous souhaite un bon après-midi.
Cordialement Badr.

Huet
4 mois il y a
Reply to  Toure Badr

Bonjour très bien expliqué ! ..moi c est uniquement pour ces mêmes raisons que je le pratique tous les 6mois

g.plante
4 mois il y a

j’adore, j’aimerais , si cela est possible, de connaître
l’Influence du jeûne sur la diminution de l’athérosclérose (en terme de pourcentage) et sur l’Alzheimer qui guette plusieurs d’entre nous, merci à l’avance

José Good
4 mois il y a

j’ai même perdu 16 Kgs en 6 mois en mangeant un jour sur deux , j’avais un taux de diabète de 3 et je suis tombé à 1.10 , mon toubib m’a même recommandée de continuer puisque ça marchait pour moi !

Francoise Chirot
4 mois il y a

J’ai déjà fait un jeune sec de 4 jours sans problème.
J’ai fait un jeune hydrique de 12 jours mais je n’ai pas connu la phase euphorique jetai plutôt raplapla avec la tête qui tournait J’ai donc repris doucement l’alimentation. Pourquoi?

Marie
3 mois il y a

Pareil pour moi en ce qui concerne le jeûne hydrique (jamais essayé le sec). Un épuisement total, migraine et lumbago.
Peut-être en raison de ma tension basse. En est-il de même pour vous ?

José Good
4 mois il y a

J’ai 73 ans , je ne mange jamais le matin et je ne m’en porte pas plus mal !

Alain
4 mois il y a

Merci pour cet excellent article, j’attends avec impatience la deuxième partie.

Fabienne
4 mois il y a

Il y a 4 ans, j’ai fait un jeûne hydrique (uniquement eau, thé, tisanes) de 6 jours, en séminaire à la campagne, donc bien accompagnée. Je suis donc convaincue des bienfaits du jeûne et suis devenue une adepte (jeûne de 36 h de temps en temps). Petit problème, lors de ce séminaire, j’ai perdu 5 kg que je n’ai jamais repris. Or j’ai déjà un poids plume (49 kg avant le séminaire et 44 kg maintenant pour 1,67m, donc un BMI de 15,77). J’ai 70 ans, en parfaite santé. 6 séances de fitness par semaine (Pilates, yoga, renforcement musculaire), nourriture le plus possible bio, cuisinée moi-même, alcool et vin occasionnellement, et peu de denrées qui font grossir (j’évite le sucre autant que je le peux à cause de l’arthrose, mais je suis très gourmande). Question: COMMENT FAIRE POUR REPRENDRE QUELQUES KILOS d’une manière saine?

Pierro
4 mois il y a

Le problème du jeûne n’est pas tant le fait de ne plus manger, mais bien de résister à toutes les tentations qui sollicitent notre corps tout au long de la journée. Les premières 24h sont les plus difficiles, après, la routine s’installe. Mais les publicités de rues pour du gras, les odeurs de cuisine en entreprise, les vidéos qui popent sur les smartphones, etc. Autant de signaux que le cerveau cherche à interpréter pour nous amener à rompre le jeûne. Tout est une question de volonté. Et de capacité à ignorer ces sollicitations. Personnellement, j’ai réussi à tenir 5 jours pour l’instant. Mais j’aimerais passer à 7 voire plus.

Abdellah MANSOURI
4 mois il y a

Bonjour,
j’ai trouvé très intéressant votre article sur le jeûne et je voudrais participer en livrant mes impressions en ma qualité de jeûneur assidu depuis plus de 50 ans.
En effet, étant de confession musulmane, le jeûne est prescrit par notre religion et en constitue un des piliers.
J’ai actuellement plus de 70 ans et je dois vous dire que j’ai pratiqué le jeûne à travers les différentes saisons depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil et cela durant tout un mois.
Comme vous devez vous en douter, on passe d’une durée hebdomadaire de 12 à plus de 18 heures, sans manger ni boire.
Je dois vous avouer que malgré les difficultés saisonnières (froid, chaleur) j’ai toujours supporté la faim et la soif, aidé en cela par la foi, ce qui est un facteur important.
Ceci étant dit, je peux vous affirmer que le jeûne est véritablement un facteur santé indéniable et que toute personne peut accomplir à partir de l’âge adulte, à l’exception de certains malades comme les diabétiques, qui en sont dispensés.
Aussi, je pense qu’il n’y a aucune crainte pour ceux qui veulent pratiquer le jeûne pour une meilleure santé.
J’ose espérer que ma contribution aura servi.
Cordialement.