Connaissez-vous l’acide aminé qui cicatrise même les grands brûlés ?

Avez-vous l’impression de cicatriser de moins en moins bien ? Ou que vos blessures tardent à se refermer ?

Il se peut que la cause ne vienne pas de votre désinfectant, mais de votre alimentation.

Car lorsque vous suivez un régime trop restrictif ou inadapté, votre corps n’a pas l’énergie nécessaire pour bien guérir vos plaies [1]

Et une blessure est si vite arrivée. Une éraflure en jardinant, une coupure en épluchant des légumes, une écorchure en se cognant le genou contre le bord du lit…

À chaque fois, c’est notre corps qui réagit pour réparer nos égratignures.
Un processus complexe, qui nous est tellement habituel qu’on n’y prête plus attention. 

Pourtant, au niveau physiologique, il se passe beaucoup de choses [2] :

  1. Une inflammation, qui provoque la douleur : ça brûle, ça gratte, c’est rouge… C’est la réponse immunitaire qui intervient.
  2. La détersion de la plaie : c’est l’élimination des déchets (tissus morts, sang coagulé, fibrine).
  3. La reconstruction : le moment où votre organisme crée de nouveaux tissus pour combler la plaie et protéger la chair.
  4. La phase de réparation pour remodeler la zone touchée.

Autant d’étapes indispensables à la cicatrisation durant lesquelles l’organisme a besoin de munitions.  

Voilà pourquoi j’ai décidé de partager avec vous 6 astuces alimentaires pour mieux cicatriser et vous aider à panser vos plaies de l’intérieur.

L’ acide aminé qui cicatrice même les grands brûlés

À l’hôpital, les apports nutritionnels des grands brûlés sont surveillés de très près.
Ils reçoivent d’ailleurs en moyenne
30% de calories supplémentaires par rapport à leurs besoins habituels. Certaines cliniques utilisent en plus la supplémentation pour aider les patients à mieux cicatriser. Ils augmentent notamment les apports en glutamine des patients [3].

Car cet acide aminé permet de diminuer le risque d’infection, d’accélérer la cicatrisation et de stimuler la prolifération des cellules responsables de la souplesse de votre peau. 

Sans effet secondaire, la glutamine est donc fortement conseillée en cas de brûlure, ou d’écorchures étendues (lors d’une chute dans les ronces par exemple) [4].  

Dès que vous vous blessez, vous pouvez aider votre corps avec une cure de 30 g/jour pendant au moins 15 jours.

Du foie gras et du pâté pour cicatriser vos plaies

Vous avez enfin une « bonne excuse » pour manger du foie gras car il contient de la vitamine A, qui participe à toutes les étapes de la cicatrisation [5]. 

Cette vitamine agit aussi bien directement sur votre peau en favorisant la création de nouveaux tissus, que de l’intérieur en réduisant le temps de reconstruction. 

Si l’huile de foie de morue est la meilleure source de vitamine A, son goût assez prononcé peut rebuter plus d’un palais. Vous pouvez alors augmenter vos apports avec du foie (de porc, de dinde, de morue, de lapin), du foie gras*, du pâté de campagne, des œufs et du beurre. Quant aux végétariens et véganes, ils pourront aussi faire le plein avec de la citrouille, des patates douces, ou encore des poivrons rouges [6].

L’antioxydant qui lutte contre les mauvaises bactéries

Lors de la phase de réparation, votre blessure peut s’infecter.

Mais là encore, votre alimentation peut être aussi efficace (voire plus) que votre désinfectant. 

Comment ? En favorisant votre réponse immunitaire avec du glutathion [7 -8 ]. Un antioxydant naturellement présent dans les cellules humaines qui neutralise les radicaux libres, renforce le système immunitaire et détoxifie le corps.

Les aliments les plus riches qui en contiennent sont les asperges, les avocats, les noix, les framboises ou encore les champignons [10].

 Le minéral qui renouvelle vos cellules endommagées

10% de la population souffre d’un déficit en zinc. Cela concerne principalement les personnes âgées, les végétariens et les végétaliens [11]. 

Le zinc est pourtant un oligo-élément qui intervient dans plus de 200 réactions enzymatiques. Et lorsque vous vous blessez, il va favoriser votre cicatrisation en intervenant directement sur vos cellules. Il participe à leur fabrication et donc au remplacement de celles à renouveler.

Vous trouverez plus de zinc dans :

  • Le poulet
  • Les huîtres
  • les noix de cajou
  • Le foie de veau
  • Les graines de cumin
  • La langouste
  • Le crabe
  • Le bœuf haché

De la salade pour panser vos plaies
(à condition de ne pas s’en servir comme compresse)

Autre vitamine à ne pas oublier : la vitamine K [12].

Elle favorise la coagulation du sang et retarde les risques hémorragiques qu’entraîne une blessure.

Pensez donc à inclure dans votre alimentation de la salade de cresson, des épinards, du chou vert ou encore des brocolis.

Du fer et de la vitamine C : la meilleure combinaison
anti-cicatrice

Votre peau illustre presque toutes vos mésaventures. Derrière chaque cicatrice se cache une histoire de votre passé. Si vous ne pouvez pas les faire disparaître totalement, vous pouvez atténuer leur apparition. À condition d’agir immédiatement en augmentant en même temps vos apports en vitamine C et en fer. Ces deux nutriments favorisent la synthèse du collagène, un constituant de votre peau [1].

La vitamine C joue un rôle particulier sur l’assimilation du fer puisqu’elle transforme le non-absorbable par l’intestin (fer “non-héminique”) en fer absorbable. Autrement dit, elle permet au fer d’être utilisé par l’organisme. Ainsi, lorsque vous associez des aliments même peu riches en fer avec ceux gorgés de vitamine C, le fer est 1,5 fois à 10 fois plus absorbé !

Vous trouverez du fer dans le boudin noir, le porc, les palourdes, les lentilles, le sésame, les épinards ou encore dans les haricots blancs [13].

Quant à la vitamine C, elle se trouve dans les agrumes, le persil, le cassis, le kiwi, le chou rouge ou encore les épinards. 

Vous le savez probablement, mais je préfère vous le rappeler : pour augmenter vos niveaux de vitamine C, mieux vaut opter pour une supplémentation. Mais attention, pas n’importe laquelle : choisissez plutôt une vitamine C sous forme liposomale au risque de mettre votre santé en danger. 

Si vous ignorez pourquoi je vous mets en garde, je vous invite à lire ma lettre à ce sujet en cliquant ici. 

Bien à vous,

Eric Müller

* Pour ceux que ça gêne, il existe du foie gras sans gavage [9].





Consulter les sources :

Sources :

    1. Pour bien cicatriser, je mets quoi dans mon panier…, Raphaël Gruman, diététicien-nutritionniste,  Dr Good c’est bon ! 
    2. Le processus de cicatrisation, nmmedical.
    3. Traitement nutritionnel du grand brûlé, M.M. Berger, Y.A. Que, Réanimation, Elsevier Masson.
    4. Pour cicatriser, ne négligez pas votre alimentation ! Le quotidien du patient.
    5. Vitamin A and Wound Healing, Nut Clin Pract, PubMed.gov.
    6. Vitamine A, Sabrina Biodore, Darwin Nutrition.
    7. A Study on the Efficacy of Mesotherapy using Glutathione and Vitamin C for the Treatment of Melasma, Journal of Clinical, Experimental and Cosmetic Dermatology.
    8. Glutathione and its antiaging and antimelanogenic effects, Clin Cosmet Investig Dermatol, NCBI.
    9. Le foie gras respectueux du bien-être animal, ça existe ? Conso Globe.
    10. 10 façons naturelles d’augmenter vos niveaux de glutathion, Benjamin Sergeant.
    11. Les aliments les plus riches en zinc, Marie-Charlotte Rivet Bonjean, La Nutrition.
    12. Nutrition et cicatrisation, Docteur Gérard Mann.
    13. Les aliments végétaux les plus riches en fer, Marie-Charlotte Rivet Bonjean, la nutrition.fr

Bibliographie :

  • Cicatrisation et alimentation, Hôpitaux Universitaires Genève.
  • Antioxidants and Wound Healing, East Tennessee State University Digital Commons.

 Crédits : Srisakorn – Istockphoto.com


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