Alerte : ces 5 régimes peuvent vous tuer ! [2/2]

Alerte : ces 5 régimes peuvent vous tuer ! [2/2]

Dans ma précédente lettre je vous partageais l’horreur qu’à vécu Hélène, après avoir suivi le régime préconisé par son thérapeute.

Au bout de 3 semaines, elle a frôlé la mort !


Pour découvrir son histoire, vous pouvez la lire ici.

Qui n’a pas déjà tenté un “régime” pour éliminer quelques kilos ? 

Hélène n’a pas réalisé qu’en “se privant”, elle détruisait son capital santé.

Alors avant de vous lancer dans une énième diète, prenez plutôt conscience des dangers auxquels vous exposez votre organisme.

La preuve avec ces 5 régimes extrêmement dangereux pour votre santé.

1 – Pourquoi opter pour le crudivore est une TRÈS MAUVAISE IDÉE

Manger cru pour perdre du poids. Telle est la promesse du régime crudivore. Aucun aliment n’est cuit : légumes, poissons, céréales germées.

Si consommer une salade de tomates ou des carottes râpées est excellent pour votre santé, manger uniquement cru vous expose à de graves carences et de sous-nutrition.

Car certaines cuissons (vapeur, wok…) améliorent la digestibilité des aliments et elles favorisent l’absorption de certains nutriments.

À l’inverse, en mangeant essentiellement cru vous assimilez moins de nutriments et demandez à votre estomac de travailler d’arrache-pied. Ce mode alimentaire entraîne des troubles digestifs tels que :

  • des ballonnements,
  • des gaz,
  • des irritations intestinales.

D’après une étude publiée dans les Annals of Nutrition and Metabolism, la majorité des personnes suivant ce type de régime auraient un indice de masse corporelle (IMC) sous la normale et 30 % des femmes seraient aménorrhées. Comprenez qu’elles finissent par être en sous poids au point de souffrir d’un dérèglement hormonal.

Sans oublier que les aliments crus vous exposent davantage aux intoxications alimentaires.

Les œufs et le lait frais non pasteurisé peuvent contenir des salmonelles et le poisson cru des parasites.

Quant aux graines germées, elles sont à l’origine de l’une des plus graves intoxications à la E. coli en Europe [2].

2 – Comment le régime paléolithique vous empoisonne

Le régime paléolithique (paléo) est actuellement mis en avant dans les médias.

Les adeptes jouent la carte des « chasseurs-cueilleurs », le retour aux régimes de nos ancêtres.

Pourtant ce mode alimentaire est très loin de combler nos besoins. Il se base sur une alimentation riche en viande, excluant les céréales, les légumineuses et les produits laitiers.

Un mode alimentaire assez étonnant ! De nombreuses études confirment que manger plus de 200 g de viande par semaine augmente les risques de mortalité de 23 % [3].

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classe même la viande rouge parmi les aliments les plus cancérigènes [4].

D’après une étude publiée dans l’European Journal of Nutrition, les personnes suivant ce régime ont deux fois plus de biomarqueurs sanguins associés aux maladies cardiaques [5].

Sans compter qu’en supprimant les produits laitiers, vous privez votre microbiote des probiotiques qu’ils contiennent.

Vous appauvrissez la richesse de vos bactéries intestinales. Ce qui augmente vos risques d’infections et réduit votre capacité à assimiler les nutriments.

3 – La fausse bonne idée de suivre un régime cétogène

Très en vogue actuellement, le régime cétogène repose sur une alimentation très riche en lipides et pauvre en sucres.

Comptez 70% à 90% de lipides pour 5% de glucides.

Des proportions inverses à un régime classique.

Le principe est de mettre le corps en cétose pour que le foie puisse métaboliser les graisses afin de fournir de l’énergie au corps. C’est-à-dire de limiter l’impact de l’insuline et de réduire le taux de sucre dans le sang.

Exactement comme lorsque vous faites un jeûne.

Ce régime peut être intéressant en cas de maladie, notamment pour des patients atteints de cancers, mais pas pour des personnes qui cherchent à perdre du poids !

Car il n’est absolument pas tenable sur le long terme, au risque de causer de graves déséquilibres et carences.

Plusieurs études démontrent que le régime cétogène induit une baisse des taux de vitamine A, de sélénium et de magnésium. Ce qui peut directement compromettre l’immunité [6].

Aussi, il s’accompagne de nombreux effets indésirables :

  • Maux de tête,
  • Fatigue,
  • Nausées,
  • Étourdissements,
  • Inconfort digestif,
  • Baisse d’énergie,
  • Trouble du rythme cardiaque.

Le régime cétogène perturbe tout l’équilibre minéral de l’organisme. Un excès de calcium dans les urines, associé à un déficit en nitrates, est fréquemment observé.

Ces phénomènes augmentent le risque de formation de calculs rénaux.

Cela peut évoluer en état d’acidose métabolique pouvant provoquer insuffisances rénales et œdèmes cérébraux [7].

Enfin, cette diète peut induire une stéatose hépatique (excès de triglycérides dans le foie), des diarrhées dues au manque de fibres ou une perte musculaire.

4 – La contre productivité du régime Mayo

Cette diète alimentaire inventée dans les années 1980 se base sur la limitation calorique.

Le régime Mayo s’inscrit donc parmi les régimes hypocaloriques et très restrictifs.

Outre les grandes frustrations qui se traduisent par des « craquages violents », ces modes alimentaires sont les pires pour dérégler votre système digestif.

En excluant les matières grasses, les sucres, les féculents, les céréales et les produits laitiers, vous mettez votre organisme en stress permanent.

Souvent, la perte de poids est impressionnante.

Mais, elle n’a rien d’étonnant puisque vous ne mangez que des petites quantités de fruits, de viande, d’œufs. Seuls les légumes sont à volonté.

Cependant, en limitant vos apports caloriques entre 800 et 1 000 calories par jour, vous forcez votre corps à travailler avec peu de carburant. Il doit fournir les mêmes efforts, mais sans énergie.

Ainsi, dès que vous recommencez à manger normalement (ces régimes sont intenables sur la durée), votre corps va compenser. Il va se mettre en mode “stockage”, de peur de manquer.

Non seulement vous reprenez tous les kilos perdus, mais vous avez habitué votre corps à stocker de la graisse. 

L’Anses rappelle d’ailleurs que « les régimes très hypocaloriques peuvent induire de façon aiguë une mort subite, en lien avec des troubles du rythme cardiaque ».

5 – Les limites des détox

Les détox ne vous aideront en rien à mincir sur le long terme.

Certes, elles peuvent avoir un intérêt si vous recherchez à éliminer les toxines de votre foie

Dans ce cas, elles se font sur une période courte et bien encadrée. Elles s’accompagnent d’une descente alimentaire, d’une période de repos de l’estomac et une reprise alimentaire.

Cependant, les détox ne peuvent constituer un moyen de maigrir durablement.

Car l’exclusion d’aliments solides entraîne :

  • des troubles de la digestion,
  • des diarrhées
  • de graves carences,
  • le manque de minéraux (calcium, potassium, sodium…)

Elles finissent par affaiblir la capacité de l’organisme à lutter contre les infections et les inflammations.

Hélène en témoigne !

De plus, d’après une étude publiée dans The Lancet en 2017, ce type de régime très restrictif en lipides augmente de 13 % le risque de décès prématuré.

Le mieux si vous souhaitez perdre durablement du poids reste de manger équilibré, à satiété sans privations drastiques.

Je vous prépare justement un dossier spécial sur ce sujet.

En attendant de le découvrir, n’hésitez pas à partager vos expériences.

Peut-être que vous aussi vous avez déjà essayé des méthodes de perte de poids inefficaces.

Ou au contraire, vous avez trouvé des bonnes solutions pour maîtriser votre poids.

Laissez-moi votre témoignage en commentaire. Je serais ravi de vous lire et de répondre à vos questions. 

Bien à vous,

Eric Müller

Sources:

[2] Des graines germées pourraient être la cause des intoxications alimentaires à Bordeaux, France 24

[3] Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité, Ladepeche.fr

[4] Cancer : cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée – OMS source officielle

 [5] Régime Paléo : des conséquences négatives sur la santé, montre une étude, European Journal of Nutrition

 [6] Bergqvist AG et al., Selenium deficiency associated with cardiomyopathy: a complication of the ketogenic diet, Epilepsia., 2003

 [7] Christodoulides SS et al., The effect of the classical and medium chain triglyceride ketogenic diet on vitamin and mineral levels, J Hum Nutr Diet., 2012

Crédits : © zarzamora -Shutterstock.com

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