9 conseils pour optimiser votre jeûne

Dans mon précédent article, je vous dévoilais la vérité sur le jeune. Je vous expliquais notamment comment votre corps s’adapte à cette abstinence et quelles sont les limites à ne pas dépasser pour en tirer tous les bénéfices. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez le découvrir ici.

Car jeûner ne s’improvise pas. Mieux vaut bien vous renseigner avant de débuter cette pratique. 

J’ai moi même tenté l’expérience et pour m’y aider j’ai fait le choix d’être encadré, mais il existe à présent de nombreux programmes qui vous guident pas à pas. Alors, si vous souhaitez vous lancer voici mes 9 conseils.

1 Ne négligez pas votre phase préparatoire

Avant de commencer à jeûner, il faut respecter un calendrier précis afin d’optimiser ses bienfaits. 1 semaine avant il est conseillé de faire une « phase de descente alimentaire ». Cela consiste à retirer jour après jours certains aliments. Celle que j’ai suivie s’est déroulée ainsi : J-6 : j’ai arrêté les produits animaux (viandes, poissons, fruits de mer…) et les sous-produits animaux (œufs et produits laitiers).

J-3 : je ne mangeais plus ni féculents, ni légumineuses.

À partir de J-2 je m’alimentais uniquement de fruits et de légumes.

Cette phase préparatoire est importante. Je vous suggère de bien la suivre. C’est elle qui va vous permettre de vous préparer aussi bien mentalement que physiquement.

2 N’oubliez pas de nettoyer vos intestins

La veille, il convient de purger vos intestins afin d’éviter tout problème au moment de la reprise alimentaire. De mon côté, j’ai choisi de boire 75 cl de jus de pruneaux en 30 minutes. Mais il existe d’autres moyens tels que :

  • le jus de choucroute,
  • le sulfate de sodium (en vente en sachet en pharmacie). Cependant, étant très salé, il est contre indiqué en cas d’obstruction des voies biliaires ou encore d’insuffisances rénales).
  • ou encore faire un lavement (souvent pratiqué en clinique).

3 Soyez à l’écoute de votre corps

Votre journée n’est plus rythmée par les repas, vous avez donc le temps d’être davantage dans le ressenti de votre corps. Surtout ne prévoyez pas un emploi du temps surchargé. Au contraire, je vous suggère de vivre au jour le jour.

4 Aidez votre foie à éliminer les toxines

En jeûnant, il est tout à fait normal d’avoir plus froid qu’en temps normal. Vous ne bénéficiez plus du réchauffement corporel naturel induit par la digestion. Je conseille donc de toujours avoir un pull en laine ou une doudoune à portée de main. De plus, chaque soir au moins 1 heure avant d’aller dormir, utilisez une bouillotte chaude pour favoriser l’évacuation des déchets. Placez-la au niveau de votre foie au moins pendant 1h30.

5 Continuer de pratiquer une activité physique

Jeûner ne signifie pas que vous serez sans énergie. Bien au contraire ! Il est fortement conseillé de faire du sport. Cependant, rien de trop intense : promenez-vous dans les bois, faites du vélo, nagez… Vous pouvez tout faire, sauf des choses trop intenses. Attendez-vous seulement à être légèrement plus lent que d’habitude.

6 N’ayez pas peur d’avoir faim

Moi-même j’étais sceptique et craignais de ressentir la faim et de me sentir faible, mais votre sensation de faim disparaît dès les premiers jours. Car en réalité, vous êtes nourri pendant le jeûne par l’autorestauration. Votre corps utilise ses réserves et économise ainsi le travail de l’assimilation. Cela explique que vous serez en pleine forme durant tout votre jeûne.

7 Suivez bien votre reprise alimentaire

Pour moi c’est la phase la plus importante : celle de la reprise alimentaire. Elle doit s’étendre sur autant de jours que la durée de votre jeûne. Commencez par vous nourrir uniquement de fruits et légumes durant au moins 3 jours et réintroduisez petit à petit de nouveaux aliments. Évitez également de consommer de l’alcool avant au moins une semaine.

8 Ne compensez pas votre jeûne

Ce n’est pas parce que vous avez cessé de vous alimenter durant quelques jours que vous devez vous suralimenter de peur d’avoir une carence. Une fois votre reprise alimentaire faite, reprenez une alimentation équilibrée et variée en tenant compte de votre satiété. Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez opter pour un jeûne intermittent qui reste plus facile à suivre sur le long terme. Il s’agit de mettre au repos votre appareil digestif durant 16 heures tous les jours. Concrètement, vous ne mangez pas par exemple de 20 heures à 12 heures.

9 Prenez en compte vos conditions de santé

Le jeûne ne s’adresse pas à tout le monde. Si vous souffrez de troubles alimentaires, avez un IMC très bas, en cas de grossesse (dès le 3e mois) et d’allaitement ou encore si vous suivez un traitement médicamenteux important, il n’est pas conseillé de jeûner. De plus, il est contre indiqué en cas de nombreuses pathologies telles que [1] :

  • l’hyperthyroïdie décompensé,
  • l’artériosclérose cérébrale avancée,
  • ou encore l’insuffisance hépatique ou rénale.

Bien à vous,

Eric Müller





Consulter les sources :

Sources :

[1] L’art de jeûner, Dr Françoise Wilhelmi de Toledo

Bibliographie :

Le jeûne, Gisbert Böling

Docteur Laurence Plumey, médecin. Nutritionniste

Crédits : © mi_viri-Shutterstock.com


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LUC
3 mois il y a

Cette article est instructif et permet de mieux comprendre le système du jeûne intermittent.

Charlotte leprevost
4 mois il y a

Merci pour vos conseils!
mais vous n’évoquez pas dans les conditions au jeûne celle du diabete1. Peut-on avec cette pathologie jeûner ?

charlotte

Zorah VIOLA
4 mois il y a

Merci pour vos conseils très utiles pour jeûner/ C’est de cette façon que je procède et c’est très bien. Cordialement